DEVENIR DISCIPLE DU CHRIST YESHUA : LES CHRISTIENS, ADEPTES DU MESSIE
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Le jardin en Eden, Adam et Eve

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Le jardin en Eden, Adam et Eve

Message par Admin le Dim 29 Nov 2009, 16:04

Songeons qu'Eve et Adam n'aient jamais désobéi, la descendance humaine n'aurait cependant pas vécu éternellement dans le Jardin en Eden, car si ce ne fut eux, ç'aurait été ceux qui ont suivi, leurs propres enfants ou les enfants de leurs enfants, car : "Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez" Genèse 1-28.

Qui pourrait penser qu'aucun de leurs enfants n'aurait jamais désobéi ? ne valait-il pas mieux que ce soit dès le commencement, le premier homme et la première femme ? Pour comprendre la conséquence d'une désobéissance, pouvoir en mesurer toute la portée, il nous faut en faire l'expérience, sans quoi ce sera toujours de la théorie, pas de la pratique.

Si le mal n'existait pas, nous ne pourrions connaître dans toute la vérité, dans sa pleine mesure, ce qu'est le bien ; tout comme si les ténèbres n'existaient pas, nous ne pourrions connaître (dans le sens d'expérimenter pleinement) ce qu'est la lumière puisque nous serions constamment dedans, ainsi comme ne la "voyant pas" pleinement : nous ne la connaîtrions pas dans toute la vérité par défaut de n'avoir pas de contraire à lui opposer, de comparaison, tel le jour et la nuit. S'il faisait toujours jour, l'on pourrait toujours nous parler de la nuit, nous n'aurions aucune idée de ce qu'elle est, nous ne la connaîtrions qu'en paroles, pas en vérité. Si le malheur n'existait pas, comment saurions nous pleinement ce qu'est le bonheur ? ce serait notre état d'être constant, nous ne pourrions savourer pleinement notre bonheur, ne connaissant pas le degré de plénitude qu'il peut atteindre si nous n'expérimentions pas son contraire. De même que si la haine n'existait pas, comment saurions-nous pleinement ce qu'est l'amour ? Nous ne le connaîtrions pas dans toute sa plénitude, à défaut de ne pas avoir vu, ainsi connu, ce qu'est la haine, le mal, présent à un haut degré dans le monde, un degré peut-être même jamais atteint jusqu'à présent.

Dieu est Amour, si nous ne connaissons pas son opposé, savoir Satan, si Dieu ne permettait pas qu'il nous crible comme le froment, nous resterions ignorants ainsi du vrai bien, l'amour, et du vrai mal, le mauvais, et les confonderions par défaut de les avoir connus.

Le plan de Dieu pour le rachat de l'humanité est absolument Parfait, de A à Z, de l'Alpha à l'Omega : "je te donne un interdit, je sais que tu le transgresseras car ta nature te fera convoiter l'interdit, c'est pour ton bien, pas pour ton mal". "Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu'elle a conçu, enfante le péché, et le péché, étant consommé, produit la mort" Jacques 13 et 14. Lorsque nous souffrons ici-bas, c'est pour notre bien, car nous apprécions ensuite au plus haut degré ce que, sans la souffrance, nous n'aurions pu véritablement connaître si nous n'y étions pas passés, savoir : "connaître l'amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu'à toute la plénitude de Dieu" Ephésiens 3, 19.

Cela est, lorsque "Christ habite dans nos coeurs par la foi, étant enraciné et fondés dans l'amour, que vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur", 3, 17 et 18, de l'amour de Dieu. Ainsi remplis de la plénitude de Dieu, nous connaissons la bonté et le bien, sans les confondre avec la méchanceté et le mal parce que nous savons discerner le bien du mal, nous avons reçu de Dieu l'esprit de discernement du bien et du mal.

Nous sommes ainsi comme retournés dans le jardin en Eden, comme au commencement, ayant pris la porte étroite et le long chemin resserré, renoncé à nous-même et porté chaque jour notre croix, traversé des terres et des terres pour aller à la rencontre du dernier Adam, Jésus-Christ, avoir été crucifié en Lui, afin que si nous vivons encore dans la chair, le temps qu'il nous reste à y vivre, nous le vivons dans la foi au Fils de Dieu. Nous Le connaissons et nous sommes en Lui, comme avant que Dieu ne sorte Eve du premier Adam, ainsi c'est Lui-même qui nous a d'abord connu, étant en lui.

Plus jamais le nouvel Adam et la nouvelle Eve (Christ et l'Eglise du Christ, celle qu'il a bâtie voici 2000 ans) ne commettrons le péché de convoitise, car le dernier Adam a tant aimé Dieu et la Vie, savoir Eve mère des vivants, son Eglise, qu'il est esprit vivifiant et non plus âme vivante, ainsi la Vie est en Lui, comme au commencement, avant que Dieu ne la sorte du premier Adam. Alors l'homme et la femme (son épouse) peuvent vivre éternellement, étant une seule chair glorifiée, comme les anges, ainsi sont-ils après la résurrection. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que le monde ait la Vie et qu'il l'ait en abondance.

Il ne peut y avoir de bien sans justice, sans droiture, sans amour, sans connaissance du bien ; elle passe ainsi par la connaissance de ce qu'est le mal, son contraire, par comparaison hautement instructive en elle-même. Et pour montrer que la souffrance fait partie du chemin vers la vie éternelle, qu'elle est un bien et non un mal, la Parole de Dieu a été faite chair : Dieu parmi nous en son Fils Jésus-Christ, crucifié et ressuscité, le dernier Adam, mais aussi Dieu avec nous.

Si donc la chair a été crucifiée avec ses passions et ses désirs, nous ne pouvons plus marcher selon la chair, mais selon l'Esprit qui vivifie. "C'est l'Esprit qui vivifie, la chair ne sert à rien, les paroles que je vous ai dites sont Esprit et Vie", Jean 6, 45, comme le dernier Adam, Esprit vivifiant, et la dernière Eve, Eve signifie Vie.

L'hypocrisie et l'egocentrisme n'ont pas la moindre place dans la marche vers la perfection : le jour où les hommes pourront dire tout haut devant tous les hommes ce qu'ils pensent tout bas parce qu'ils n'auront que de bonnes pensées dans leur coeur, ils seront tout proches de la perfection, peut-être même l'auront-ils atteinte, le jour où il n'y aura plus de différence entre autrui et soi-même, que nous lui ferons ainsi en tous temps et pour chaque chose exactement ce que nous aimons qu'il nous fasse. Cela passe par les remontrances, lorsque nous savons un frère ou une soeur dans l'erreur, pour son bien, pas pour son mal, pour que lui ou elle soient sauvés, leur âme, leur vie, ce qui les anime savoir le côté femme en eux ; qu'ils soient hommes comme femmes car tous avons une âme, outre l'esprit. Confondre le bien et le mal est en abomination aux yeux de Dieu. Uranie.


Dernière édition par Admin le Sam 12 Déc 2009, 00:00, édité 3 fois

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Adamève

Message par Yves le Jeu 03 Déc 2009, 15:07

Bonjour les Bezins,


Ou de la nécessité ontologique du
péché, si j’ai bien tout compris. Désobéissance…qui ne figure pas dans le
Décalogue, si ma mémoire est bonne. Ce trait humain, je subodore qu’il
sous-tend les dix paroles de l’Eternel adressées à Moïse.


NB : les trois vœux des
Moines Chasteté, Pauvreté, Obéissance. Circoncision de l’esprit, Circoncision
du monde, Circoncision de l’orgueil.


Ce qui me renvoie à la notion d’hypostase.
Les savants donnent ce nom aux personnes séparées artificiellement de Dieu le
père, Fils et Saint Esprits. Mais le mot personne ne convient pas. Il s’agit de
manifestations distinctes, si l’on veut, du même Esprit. Forcément Saint et
Omniprésent.


Il me semble que tu impliques que
la créature pour joindre son Créateur ait, en quelque sorte, besoin du mal pour
vivre Dieu en le larguant ; ce qui me fait penser que le Diable pourrait
bien être « refait », si j’ose dire, en fin de compte. Ce qui n’est
que justice : l’anéantissement de l’être demeure son domaine privilégié.
Esprit mortifère éminemment. Il joue un rôle utile à son archi Ennemi. Ses
tentations diverses et variées ne peuvent viser qu’à développer en nous
l’esprit de discernement.


Quant à nos premiers Désobéissants
de prototypes de nos êtres, je souhaite préciser que ce n’est point l’Adamève,
d’avant la séparation, qui désobéit. L’une et l’autre…subséquemment. L’Adamève
et aussi la dame (adam) Eve. Ou du langage des oiseaux appliqué à l’élaboration
intellectuelle.


Nonobstant, je crains que le
malheur ne soit, comme tu le démontres, Uranie, indispensable à la pleine
structuration de la personne en tant que moitié d’une seule et même identité.
Pas si simple à organiser, non ?

Yves
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Re: Le jardin en Eden, Adam et Eve

Message par Admin le Ven 04 Déc 2009, 19:07

En effet, Yves bien-aimé, ainsi Jésus-Christ n'est-il pas venu pour ceux qui s'estiment justes mais pour les pécheurs, afin qu'ils aient la Vie et qu'ils l'aient en abondance.

Tous ont péché, pas un n'est juste, mais plusieurs ne veulent se voir pécheurs s'estimant justes, ils ne peuvent être appelés à la repentance des péchés pour leur pardon par le fait, étant aveugles mais disant qu'ils ne le sont pas. A cause de cela, ne se reconnaissant pas pécheurs, leur péché subsiste, tandis que ceux qui s'y reconnaissent sont appelés à la repentance des péchés pour leur pardon, ainsi à naître de nouveau, d'eau et d'Esprit ; ainsi comme tu l'écris, de la nécessité ontologique du péché, puis celle de se reconnaître pécheur pour pouvoir être sauvé, par l'Eternel savoir le Christ, unique Sauveur et Rédempteur. Ce qui nécessite d'avoir eu la foi dans l'Evangile ou Parole de Dieu, et tous ceux qui ont été attirés par l'Evangile l'ont eue. Cependant, une partie d'entre eux n'a pas eu la patience d'attendre d'avoir été revêtus de la puissance d'en Haut pour évangéliser, une autre n'a pas résisté aux tentations du diable et a ainsi ajouté à l'Evangile ses propres préceptes et commandements, et nous pouvons trouver ainsi plusieurs voies de perdition.

Désobéir à Dieu. L'homme a été placé face à cette convoitise devant lui, une porte ouverte au péché, ainsi sont venus les dix commandements qui sont la loi du péché et de la mort -loi accomplie par Jésus-Christ-, les deux tables comme étant les deux témoins de la convoitise de l'homme qui le portent à la désobéissance, tenté est-il de devenir "comme l'un de nous, pour connaître le bien et le mal" Genèse 3, 22. Car "vous serez comme des dieux qui connaissent le bien et le mal" Genèse 3, 5, avait dit le tentateur qui avait la forme d'un serpent, or l'homme ne peut devenir comme un dieu sans avoir reçu l'esprit de discernement pour discerner le bien et le mal, aussi ne devait-il pas pouvoir cueillir le fruit de l'arbre de vie car il aurait vécu pour toujours, ainsi fut-il renvoyé du jardin en Eden.

Le péché est "une bête tapie qui te convoite, pourras tu la dominer ?" Genèse 4, 7, dit l'Eternel à Caïn. L'homme la domine lorsqu'il préfère Dieu à sa propre vie, il la domine par amour de Dieu ; s'il n'aime pas Dieu de tout son coeur, de toute son âme et de tout son esprit, il ne la domine pas car il ne le peut puisque c'est alors sa propre vie qu'il préfère à Dieu. C'est pourquoi Jacques a écrit, 1, 13 : "que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise, c'est Dieu qui me tente" ; Dieu n'est pas le péché qui est le mal, la désobéissance, "Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne", c'est l'homme qui fait exister le péché par sa propre convoitise : "mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu'elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort", 14 et 15.

Alors Dieu voyant les hommes incapables de dominer sur la bête qui les convoite, a envoyé sur terre Sa Parole qui a été faite chair en Jésus-Christ, Dieu se fait Fils de l'homme, Fils de lui-même, "Dieu avec nous", Emmanuel, pour leur montrer le chemin, la vérité, la vie, et leur donner ainsi la vie éternelle, à manger du fruit de l'arbre de la vie.

Les trois voeux des moines sont insuffisants en eux-mêmes, Jésus ayant expliqué que celui qui ne renoncerait pas à lui-même, à sa propre vie, en se chargeant ainsi chaque jour de sa croix pour le suivre, ne peut être son disciple, il n'est pas digne de lui. Jésus n'a pas enseigné à devenir moine, savoir cloitré dans un monastère ainsi coupé du monde, mais à aller par le monde et faire de toutes les nations des disciples. La voie du moine, ce n'est ainsi pas renoncer totalement à sa propre vie, puisque c'est se garder une partie de soi, sa propre volonté, au détriment de la Volonté de Dieu pour chacun. C'est une forme de tentation très subtile, induite par le fait de craindre d'affronter la vie dans le monde (ou toute autre cause, telle la déception de la vie), le moine se trouvant à l'abri de tout besoin dans son monastère (il a le gite et le couvert), mais volonté qui traduit un manque de confiance en Dieu, un manque de foi, quant à la vie, à la destinée de chacun, face à la souffrance que nous trouvons dans le monde.

Seule la circoncision du coeur est la véritable, celle du vrai Juif, toutes pensées venant du coeur de l'homme (comme étant le Fils), transitant par l'esprit (comme étant le Père), mais un seul et même en vérité. Chez le circoncis, le coeur et l'esprit n'obéissent pas à la chair, tant à ses passions et ses désirs qu'à ses craintes, elle n'a pas la parole. Tandis que chez l'incirconcis, l'esprit est bien disposé (ainsi le coeur), mais la chair est faible, s'il ne la domine pas lorsque sa convoitise parle et attire, le péché est à la porte, comme une bête tapie qui le convoite.

Jésus-Christ a ainsi dominé sur "la bête" tout au long de sa vie dans la chair, montrant le chemin, que ce soit juste après son baptême d'eau et d'Esprit Saint (40 jours de tentations), comme jusqu'à la fin, en est témoin sa longue prière au Père en Jean 17 ; mais aussi : "Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. Alors un ange lui apparut du ciel pour le fortifier. Etant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre. Après avoir prié, il se leva et vint vers les disciples, qu'il trouva endormis de tristesse, et il leur dit : Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation" Luc 22, 42 à 46. Matthieu nous dit qu'il répéta trois fois les mêmes paroles, la seconde et la troisième ayant une variante où nous voyons qu'il sait qu'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne de lui sans qu'il la boive : "Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite !" Matthieu 26, 42, il s'abandonne à la volonté de Dieu, par amour de Dieu ainsi du prochain. Sans cette coupe qu'il a bue, si sa propre volonté avait dominé sur la volonté de Dieu au lieu de s'y plier, aucun homme ne pourrait être sauvé, car c'est maintenant Lui qui nous sauve lorsqu'Il fait sa demeure dans notre coeur, avec le Père. A l'homme seul, c'est impossible d'être sauvé, mais à Dieu, tout est possible.

Les savants de ce monde ne sont pas les savants selon les pensées de Dieu. Concernant les hypostases, trois, certes, mais ces trois, Jésus nous les a désignés dans les deux commandements de l'amour : aimer Dieu de tout son coeur, de toute son âme et de tout son esprit, voilà nos trois qui ne sont qu'un, en une seule et même Personne, Jésus-Christ, l'homme est à la ressemblance de Dieu. Le coeur figure le Fils, l'esprit le Père car Dieu est Esprit (Jean 4, 24), et l'âme, le corps intérieur, l'homme, visible à l'extérieur par la chair qui recouvre "l'ensemble" (ce qui en fait "quatre" vivants), cette chair dont l'homme nouveau a su se dépouiller, le Corps du Christ en qui sont les croyant, savoir son Eglise, appelée à être corps glorieux de lumière, telle la femme couronnée de douze étoiles sur sa tête, dans le chapitre 12 du livre de l'apocalypse. Autant Babylone la Grande, la prostituée, est figurée par une femme (charnelle), autant l'Eglise du Christ l'est aussi, figurée par une femme (spirituelle).

Ainsi le mal se met-il au service du bien pour le faire apparaître en pleine lumière, même si cela semble à priori (sans réflexion préalable), inconcevable. Lorsque Satan réclame à Dieu ceux qui ont cru et ont suivi le Christ pour les cribler comme le froment (Luc 22, 31), c'est pour affermir leur foi que Dieu permet qu'ils le soient, puisque c'est dans l'épreuve qu'ils pourront en sortir vainqueurs, non pas d'eux-mêmes, mais par le Christ qui leur donnera la puissance pour vaincre comme lui-même a vaincu : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde » (Jean 16, 33). Le diable ou Satan figure l'ego, ce qui sera jeté dans le feu éternel, c'est le visible aux yeux de la chair, celui que convoitent ces yeux, la chair qui ne sert à rien et ce qui en découle, ego et volonté humaine. Tourmente éternelle afin que la mémoire demeure éternellement comme dans des membres qui en porteraient les traces indélébiles, pour que l'histoire de l'humanité ne soit pas un long jour sans fin, car n'oublions pas que l'Esprit est l'Eternel Dieu, ainsi Eternel. Les "membres devenus inutiles ainsi morts", les morts, "furent jugés selon leurs oeuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres", "Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu" en Apo 20, extrait des versets 12 à 15, où sont déjà "le diable, la bête et le faux prophète", trois aussi, l'ego ou l'orgueil, la chair ou la convoitise, la volonté de l'homme charnel opposée à la volonté de Dieu.

Quant à nos premiers désobéissants, et bien nous en venons à l'amour du prochain. Nous pourrions sous entendre que si Adam eut aimé l'os de ses os, la chair de sa chair, comme lui-même parce que sa femme vient de lui, il n'aurait pas permis qu'elle fut séduite veillant sur elle comme sur lui-même, et il ne se serait pas laissé séduire ensuite par le fait. Ainsi ce qu'il faut donc entendre, c'est qu'Adam fut séduit par lui-même, sa femme, os de ses os, chair de sa chair. C'est pourquoi Jésus enseigna les deux commandements de l'amour, semblable l'un et l'autre, personne ne peut dire aimer Dieu sans aimer son prochain comme soi-même et vice-versa, ils sont l'un dans l'autre car l'un de l'autre, comme une seule et même grande famille, celle d'Eve, mère des vivants, et d'Adam.

Le malheur doit être afin que le bonheur puisse être, pour les raisons invoquées dans ce sujet. Heureux ceux qui le comprendront et ne fuiront pas la souffrance comme la peste, mais l'accepteront comme l'espérance du salut, ainsi la grâce, comme nous acceptons avec espérance qu'après la pluie, vienne le beau temps. La pluie est tout aussi nécessaire et bienfaisante que le beau temps pour que tout renaisse, au Printemps de la vie, cercle qui semble sans fin, et qui aura pourtant une fin, la fin du temps car la fin des temps, les sept temps des sept Eglises. Uranie.

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